25.10.2007

Un regard à contre-courant

5.29 mn intéressantes à voir et écouter pour un regard à contre-courant des louanges médiatiques sur le grenelle et le tournant écologique de la France : http://www.marianne2.fr/Isabelle-Delannoy-le-Grenelle,-un...

A voir également le blog de l'interviewée http://www.eco-echos.com

24.10.2007

Gel des nouveaux investissements routiers décidés au Grenelle de l’Environnement

Aujourd’hui, le premier ministre, François Fillon, et le ministre de l'écologie, Jean-Louis Borloo, ont ouvert la table-ronde finale du Grenelle de l'environnement, qui doit durer deux jours.

A l'ouverture des débats, Monsieur Borloo a fait une annonce très importante concernant l’arrêt de la construction de toute nouvelle autoroute (sauf les contournements de villes) : "La rupture s'impose. Il s'agit d'un changement radical d'approche, passant du principe du rattrapage autoroutier à un développement à grande échelle des transports alternatifs (...) Le paradigme actuel, fondé sur la priorité accordée aux infrastructures routières et autoroutières et sur le développement séparé des modes de transport, doit laisser place à une logique de développement intégrée, multimodale, dans laquelle la route et l'avion deviennent des solutions de dernier recours imposées par l'état des technologies ou la géographie. La capacité routière globale du pays ne doit plus augmenter, sauf pour éliminer des points de congestion et des problèmes de sécurité."

Cette annonce est évidemment un grand espoir pour l’ARCCEN, car le prolongement de l’A12 ne peut en aucun cas être considéré comme un contournement de villes quand on sait que les différents tracés apportent tous de nouvelles nuisances urbaines (à Trappes si la N10 devait être aménagée en autoroute, à Bois d’Arcy quelque soit le tracé choisi, à Montigny pour les tracés médians et le tracé du Pommeret, à La Verrière, au Mesnil Saint Denis et à Coignières pour tous les tracés médians).

Concernant les problèmes de congestion et de sécurité de la N10, l’ARCCEN pense bien évidemment que le prolongement de l’A12 n’est pas la bonne réponse et qu’il faut plutôt aller chercher les solutions du côté de l’actualité récente :

-         l’aménagement de la N10 en priorité,

-         le développement des transports collectifs tel que proposé par le SDRIF,

-         la réduction de la circulation des poids lourds sur route et autoroute, grâce aux deux mesures également annoncées ce jour au Grenelle :

o       l’écoredevance", c'est-à-dire une taxation des poids lourds en fonction du nombre de kilomètres qu'ils parcourent,

o       la construction de deux grandes lignes de ferroutage nord sud-est et nord sud-ouest.

L’espoir est donc permis mais tant que l’annulation du prolongement ne sera pas prononcée, la vigilance reste de mise.

22.10.2007

Faut-il supprimer la voiture ? (suite et fin)

Extraits et commentaires d’un article paru dans le Nouvel Observateur du 20 septembre 2007 (suite et fin)

Ce qui est possible dans les grandes villes (cf. article précédent) ne l’est pas encore, et loin s’en faut pour les banlieues.  Alors, que faire ? La solution tient dans un mot répété à satiété par tous les experts : la «multimodalité». Avant, tout était simple : la vie se résumait au triptyque «auto-métro, boulot, dodo». Demain, l'homme mobile sera un zappeur qui jonglera entre différentes formes de déplacement.

«La fin de la voiture ? Ca ne veut rien dire. C'est son usage qui va changer», explique Georges Amar. Pour désengorger ses autoroutes, la Californie mise sur le covoiturage, une forme d'auto-stop organisé par internet. L'Etat lui réserve des voies, des places de parking et un traitement fiscal de faveur. En France, avec Avis, Vinci Park se lance dans l'auto-partage, un système de location de voiture à l'heure, le temps d'une sortie nocturne ou d'une course à Ikea. Une voiture particulière passe 95% de son temps à l'arrêt, pourquoi ne pas la mettre en commun ? Un concept inventé dans les pays de l'Est par des comités d'immeubles qui se cotisaient pour acheter une Trabant, puis recyclé par des écolos suisses et allemands.
Il ne faut plus parler de transport, mais de mobilité, d'aptitude à jouer de différentes ressources. Dans cette nouvelle économie,
«le meilleur carburant, c'est l'information. On va googeliser la ville !», proclame le sociologue Bruno Marzloff. A quand un téléphone portable qui donnera l'heure du prochain train, le nombre de places disponibles aux stations Vélib' ou la destination d'un autostoppeur? Pour faciliter le passage d'un mode à l'autre, Hongkong a créé un titre de transport unique, Octopus, valable dans les parkings, les ferries, les bus... «Fini la confrontation stérile entre le tout-voiture et le sans-voiture !», se félicite Bruno Marzloff. L'auto n'est plus qu'un maillon de la chaîne.

18.10.2007

Faut-il supprimer la voiture ?

Extraits et commentaires d’un article paru dans le Nouvel Observateur du 20 septembre 2007

Dans toutes les grandes villes françaises et européennes, c'est la fin du tout-voiture. La chasse à la bagnole est ouverte. La France, elle aussi, se convertit au transport «doux». Tram, vélos en libre-service, auto-partage... A l'approche des municipales, chaque maire, toute tendance confondue, défend son projet.

Partout ou presque, le trafic auto recule dans les «hypercentres» au profit de transports «doux». «On n'est pas dans l'épiphénomène. On est dans une tendance de fond, insiste le sociologue Bruno Marzloff, spécialiste de la mobilité. Partout, les signes se multiplient. De Singapour à NewYork, d'Amsterdam à Bruges ou Tokyo. La lassitude à l'égard de la voiture est générale.» Une ère s'achève. Il y a trente-cinq ans, Pompidou voulait des villes dessinées pour et par l'automobile. Elle était garante de prospérité, de vitesse, de liberté, d'accomplissement individuel, de bonheur familial. Elle a envahi l'espace public, chassé les tramways, grignoté les trottoirs. La voilà devenue une pestiférée, pis, un fardeau synonyme de bouchons, d'accidents, d'étalement urbain, d'égoïsme. Et surtout de pollution, n'en déplaise aux constructeurs, la voiture propre n'existant pas encore.

15.10.2007

Alerte sur les particules fines en Ile-de-France

Article publié dans le journal 20 minutes de ce jour.

L'association Ecologie sans Frontière (ESF) a demandé la mise en place de procédures d'alerte pour les émissions de particules fines (PM10) dans l'air, après que les émissions ont dépassé 80 microgrammes par m3 jeudi et vendredi en Ile-de-France. L'OMS a fixé à 50 microgrammes par m3 le seuil de protection pour la santé humaine. Les PM10 sont des poussières microscopiques, essentiellement émises par les moteurs Diesel.

Coïncidence ou pas, notre second fils a commencé une crise d'asthme jeudi soir ! Et il faudrait militer pour le prolongement de l'autoroute A12 !

12.10.2007

Prix Nobel pour Al Gore et le GIEC

Le prix Nobel de la paix 2007 a été décerné à l’ancien vice-président américain Al Gore et au GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat).

Le prix leur est conjointement décerné "pour leurs efforts de collecte et de diffusion des connaissances sur les changements climatiques provoqués par l'homme et pour avoir posé les fondements pour les mesures nécessaires à la lutte contre ces changements", a déclaré, à Oslo, le président du comité Nobel norvégien, Ole Danbolt Mjoes.

Comme il est écrit dans cet article du Monde paru le 12 octobre : "La distinction d'Al Gore et du GIEC parmi les 181 candidats en lice cette année lance un message fort à la communauté internationale, à quelques semaines de la conférence de Bali sur le changement climatique, qui se déroulera du 3 au 14 décembre ".

Plus localement, l’ARCCEN espère que ce message fort sera compris par tous ceux qui réclament encore le prolongement de l’autoroute A12 et qui ne semblent pas encore avoir mesuré les enjeux.

09.10.2007

Biocarburants : méfiance du gouvernement

Article paru dans le Matin Plus du 5 octobre.

Les biocarburants sont "une piste à explorer avec la plus grande prudence", a estimé Christian Frémont, directeur du cabinet du ministre de l'Ecologie, lors de rencontres parlementaires sur l'énergie. Il a ajouté être d'accord avec les critiques formulées par certaines ONG, estimant qu'en développant les biocarburants "de manière anarchique, ce serait au détriment de la production alimentaire et des forêts".

08.10.2007

Des salariés vont devoir laisser leur voiture au garage

Article publié dans le Matin Plus du 04/10/07 :

Laisser sa voiture au garage, un réflexe que vont devoir prendre les salariés des grandes entreprises franciliennes dans le cadre du plan de protection de l‘atmosphère adopté par la Région en juillet 2006. La DRIRE (Direction Régionale de l’Industrie,  de la Recherche et de l’Environnement) vient à ce titre de rendre publique une étude dressant une liste des principaux pôles générateurs de trafic en Ile-de-France. A ce jour, 329 établissements de plus de 1000 salariés ont été répertoriés parmi lesquels 150 vont devoir mettre en place dans les trois prochaines années des plans de déplacements alternatifs – transports publics, autoportage, covoiturage…- afin de contribuer à l’amélioration de la qualité de l’air.

Communiqué de presse à lire sur le site de la DRIRE Ile-de-France

Lire également le PPA (Plan de Protection de l'Atmosphère) de cette même DRIRE. 

07.10.2007

Circulation : Versailles frôle l'asphyxie

Comme beaucoup de villes de la région parisienne, Versailles se retrouve asphyxiée aux heures de pointe, par la densité du trafic automobile (même si celui-ci est en baisse depuis 2005).

La solution envisagée par la municipalité versaillaise et présentée par Alain Fontaine, adjoint à la circulation, dans les Nouvelles de Versailles du 3 octobre 2007, est simple et bien dans l’air du temps : il faut, dit-il, " changer les habitudes "Il précise : "depuis 50 ans, on fonctionne sur le tout automobile. Ce n’est plus possible ".

Mais changer les habitudes n’est pas chose aisée ! Diverses actions coordonnées doivent être mises en place. Tout d’abord, la mairie continue à développer les solutions alternatives :

-         amélioration "du réseau de transports en commun avec des bus plus confortables et plus réguliers",

-         développement "des pistes cyclables pour que les gens arrêtent de prendre la voiture pour de courts trajets",

Mais la municipalité versaillaise envisage également des solutions plus radicales, visant à "écoeurer" l’automobiliste transitant dans la ville :

-         étude d’un nouveau plan de circulation dissuadant le trafic de transit avec des voies à 30 km/h, et d’autres transformées en voie piétonnes,

-         des réflexions sont également en court pour l’installation d’un péage urbain. A. Fontaine précise : "mettre un péage urbain ne dépend pas que de la ville. Mais je crois qu’on y viendra",

-         enfin d’autres réflexions concernent la création de parkings de dissuasion, même si cette solution n’est pas simple et nécessitera "une large concertation avec la SNCF et les réseaux de transport en commun".

Une preuve de plus que la lutte contre le tout automobile n’est pas qu’une utopie et qu'elle n'est pas réservée qu’aux grandes capitales.

03.10.2007

Financement pour les transports collectifs franciliens

Dans un article paru dans le "20 minutes" du vendredi 28 septembre 07, Jean-Paul Huchon, président de la région Ile-de-France, lance "des pistes pour de nouveaux financements pour les transports collectifs en Ile-de-France."

- participation des entreprises franciliennes d'au moins dix salariés,

- récupération d'une fraction de l'eurovignette du trafic francilien payée par les poids lourds. "Un relèvement de 0.1 points du versement transport rapporterait 120 millions d'euros par an."

- récupération de "la totalité des recettes du FARIF (fonds d'aménagement de la région Ile-de-France), alors qu'elle n'en dispose que de la moitié actuellement (soit 167 millions d'euros en 2007)".

- mise à contribution des promoteurs immobiliers "en récupérant les plus-values foncières liées aux investissements publics de transport".

Rappel pour comprendre et soutenir l'action de la région : l'état qui n'est pas favorable au Schéma Directeur de la Région Ile-de-France, n'a versé que la moitié des financements promis en 2007 pour les transports en commun dans la région.

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