21.04.2008
Communiqué de France Nature Environnement
"Pour France Nature Environnement, diminuer la part du routier dans les transports et les déplacements est un impératif pour réduire les gaz à effets de serre (GES) et lutter contre le dérèglement climatique."
Comme le rappelle ce communiqué de presse de FNE, le Grenelle de l’Environnement (engagement N°14) a promis une révision du Comité interministériel d'aménagement et de développement du territoire (CIADT) lequel a prévu depuis 2003 "d’accroître « la capacité totale du réseau routier national d’environ 40% (infrastructures nouvelles et aménagements prévus sur le réseau existant)".
Cette révision du CIADT, annoncée pour le mois de mars 2008, n’a pas encore eu lieu. Retard ne signifie pas annulation, l'ARCCEN fait donc partie de ces nombreuses associations qui attendent patiemment le démarrage de cette révision et souhaite comme l'indique également FNE dans son communiqué "que le nouveau programme d’infrastructures de transport traduise la volonté gouvernementale de favoriser un report modal vers des modes de transport alternatifs à la route."
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12.04.2008
La faim et le plein
Ces dernières semaines, des "émeutes de la faim" comme les appelle le journal Le Monde dans cet article, ont secoué l'Egypte, la Mauritanie, le Mexique, le Maroc, la Bolivie, le Pakistan, l'Indonésie, la Malaisie... La liste des pays touchés est longue. L'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), a recensé une trentaine de pays pour lesquels la hausse des prix alimentaires est dramatique.
En cause, les cours des denrées de base comme le blé et le riz qui ont doublé en une année, la demande étant plus forte que l'offre. La production de céréales a pourtant augmenté en 2007 et des records devraient être battus en 2008 selon les experts. Mais cette augmentation de la production n'est pas suffisante pour couvrir la demande et les raisons ne manquent pas :
- une démographie en hausse,
- une consommation en forte hausse dans les pays émergents,
- une consommation également en hausse dans nos pays dits-développés, où le gaspillage et la sur-consommation sont les mamelles de notre taux de croissance,
- la concurrence des agrocarburants au détriment des cultures à vocation alimentaire,
- des conditions climatiques de plus en plus difficiles.
Tout ceci, se traduit par des stocks en baisse et une hausse des prix que la spéculation financière accentue artificiellement (quand il est question d'argent, les requins et les vautours sont toujours au rendez-vous, quand bien même des vies seraient en jeu).
Qu'y pouvons-nous ?
Comme en toutes choses, ce sont les gouttes d'eau qui font les grandes rivières :
- mangeons moins de viandes, car qui dit moins de viandes consommées, dit moins d'élevages, et par voie de conséquence moins de cultures fourragères et plus de cultures pour nourrir les hommes. Sans compter, que cela est meilleur pour la santé.
- réduisons notre facture pétrolière en laissant au maximum nos voitures au garage (roulons à vélo, marchons, utilisons les transports en commun, etc..),
- arrêtons de construire des autouroutes inutiles,
- demandons le développement du fret ferroviaire,
- à chaque élection, locale, nationale ou européenne, votons pour des politiques conscients des enjeux planétaires,
- réclamons une gouvernance mondiale à nos dirigeants, et ne faisons surtout pas confiance au marché, sa priorité n'est clairement pas la défense des plus démunis.
19:41 Publié dans Agro-carburants, Climat, Fin du pétrole, Pénurie alimentaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


