09.07.2008

Le retour des dirigeables

Jean-Marc Brûlé, conseiller régional Vert et maire de Cesson (Seine et Marne), Daniel Brunel vice-président PC de la région IdF et Jean-Paul Planchou chef du groupe PS de cette même région, ont dévoilé une étude très sérieuse sur la réintroduction du ballon dirigeable en Ile-de-France.

Selon eux, ce mode de transport ne pourra jamais concurrencer le train, mais il est une alternative intéressante à l'utilisation de l'avion.

A terme, ces engins seront recouverts de panneaux solaires souples et fonctionneront à l'hydrogène ou aux piles à combustibles. 

N'hésiter pas à aller voir sur le site du CAT.INIST du CNRS : cette histoire, c'est du sérieux ! 

14.06.2008

La Fondation Nicolas Hulot juge le projet de loi de programmation Grenelle de l'Environnement

Le 30 avril dernier, le gouvernement a rendu public le projet de loi relatif à la mise en oeuvre du Grenelle de l'Environnement. C'est l'occasion pour la Fondation Nicolas Hulot de dresser un point d'étape sur le processus du Grenelle qui a démarré il y a près d'un an.

Parmi les six principales demandes de la Fondation Nicolas Hulot pour que la loi soit conforme au consensus du Grenelle, une concerne directement notre combat, l'aménagement de l'A12, puisqu'elle demande de lancer la réalisation du schéma national des nouvelles infrastructures de transport.

"Le Grenelle avait conclu à la réalisation avant mars 2008, du schéma national des nouvelles infrastructures de transport. Ce schéma devait annoncer une nouvelle politique des transports permettant enfin un décollage du rail, du transport maritime, et proposant des alternatives  crédibles à la route. Ce schéma devait être construit en consultation avec tous les acteurs.
Aujourd’hui, rien n’a été lancé sur ce sujet. La loi annonce seulement dans l’article 14 la mise en place, à titre expérimental, d’un groupe de suivi des projets d’infrastructures majeurs.
Cela nous semble d’autant plus inquiétant que sur les questions routières, la loi est en retrait par rapport aux conclusions des tables rondes d’octobre 2007. Alors que le Grenelle affirmait que « la capacité routière globale du pays ne doit plus augmenter, sauf pour éliminer des points de congestion et des problèmes de sécurité, ou d’intérêt local.», la loi précise « réalisée avec discernement, l’augmentation des capacités routières sera limitée au traitement des points de congestion et des problèmes de sécurité ou des besoins d’intérêt local
.»
Ce glissement sémantique est dommageable. Sans un schéma des transports défini au niveau national, tous les nouveaux projets routiers seront motivés comme répondant aux intérêts locaux."

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L'ARCCEN s'associe à cette demande de la Fondation Nicolas Hulot et le dernier argument "tous les nouveaux projets routiers seront motivés comme répondant aux intérêts locaux" nous touche particulièrement car c'est exacement la position tenue par nos élus locaux pro-A12, à commencer par notre maire verriérois.

12.04.2008

La faim et le plein

Ces dernières semaines, des "émeutes de la faim" comme les appelle le journal Le Monde dans cet article, ont secoué l'Egypte, la Mauritanie, le Mexique, le Maroc, la Bolivie, le Pakistan, l'Indonésie, la Malaisie... La liste des pays touchés est longue. L'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), a recensé une trentaine de pays pour lesquels la hausse des prix alimentaires est dramatique.

En cause, les cours des denrées de base comme le blé et le riz qui ont doublé en une année, la demande étant plus forte que l'offre. La production de céréales a pourtant augmenté en 2007 et des records devraient être battus en 2008 selon les experts. Mais cette augmentation de la production n'est pas suffisante pour couvrir la demande et les raisons ne manquent pas :

- une démographie en hausse,

- une consommation en forte hausse dans les pays émergents,

- une consommation également en hausse dans nos pays dits-développés, où le gaspillage et la sur-consommation sont les mamelles de notre taux de croissance,

- la concurrence des agrocarburants au détriment des cultures à vocation alimentaire,

- des conditions climatiques de plus en plus difficiles.

Tout ceci, se traduit par des stocks en baisse et une hausse des prix que la spéculation financière accentue artificiellement (quand il est question d'argent, les requins et les vautours sont toujours au rendez-vous, quand bien même des vies seraient en jeu).

Qu'y pouvons-nous ?

Comme en toutes choses, ce sont les gouttes d'eau qui font les grandes rivières :

- mangeons moins de viandes, car qui dit moins de viandes consommées, dit moins d'élevages, et par voie de conséquence moins de cultures fourragères et plus de cultures pour nourrir les hommes. Sans compter, que cela est meilleur pour la santé.

- réduisons notre facture pétrolière en laissant au maximum nos voitures au garage (roulons à vélo, marchons, utilisons les transports en commun, etc..),

- arrêtons de construire des autouroutes inutiles,

- demandons le développement du fret ferroviaire,

- à chaque élection, locale, nationale ou européenne, votons pour des politiques conscients des enjeux planétaires,

- réclamons une gouvernance mondiale à nos dirigeants, et ne faisons surtout pas confiance au marché, sa priorité n'est clairement pas la défense des plus démunis.

06.01.2008

Bilan 2007

Comme il est de tradition, l'ARCCEN profite de ce premier post 2008 pour souhaiter à tous ses lecteurs, une très bonne année 2008.

Les débuts d'année sont aussi l'occasion de faire le bilan de l'année écoulée. 2007 restera importante pour l'ARCCEN puisque c'est au cours de cette année que l'association aura vu le jour.

Mais au-delà de la création de l'ARCCEN, 2007 aura été marquée des faits importants suivants :

- la reconnaissance officielle au travers des différents rapports du GIEC du réchauffement climatique et de l'implication des activités humaines dans ce réchauffement,

- l'écologie qui n'aura jamais autant été mise en avant dans une campagne présidentielle française,

- le Grenelle de l'Environnement,

- le prix Nobel de la paix décerné conjointement à Al Gore et au GIEC,

- la barre symbolique des 100 dollars presque atteinte en fin 2007 pour un baril de pétrole et finalement dépassée en ce début d'année 2008.

- la poursuite du processus de Kyoto à Bali,

- l'essor des agro-carburants. 

Beaucoup de raisons de craindre pour l'avenir de nos enfants, mais aussi de l'espoir car enfin l'humanité semble avoir pris conscience du danger qui nous menace tous.

Espérons qu'après 2007 et cette prise de conscience mondiale, 2008 soit l'année de l'action et des décisions. Notamment en ce qui nous concerne, que 2008 soit l'année, ou enfin, le projet de prolongement de l'autoroute A12 soit abandonné et remplacé par un aménagement rapide de la N10. 

07.11.2007

Envolée alarmante des besoins énergétiques

"La croissance économique de la Chine et de l'Inde – gourmande en pétrole et en charbon – est en train de "transformer le système énergétique mondial". Si l'on y ajoute la consommation des autres pays émergents et des nations industrialisées, les retombées de la hausse "effrénée" de la demande d'énergie sont "alarmantes" – à la fois incompatibles avec l'impératif de renforcer la sécurité des approvisionnements et de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Ce sont les principales conclusions du "World Energy Outlook 2007", le rapport annuel de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) rendu public, mercredi 7 novembre, à Londres."

Cet extrait d'article du Monde, à lire dans son intégralité, nous rappelle le défi que nous devons tous relever :

- réduire notre consommation à tout prix,

- développer au plus vite toutes les énergies alternatives, notamment durables.

22.10.2007

Faut-il supprimer la voiture ? (suite et fin)

Extraits et commentaires d’un article paru dans le Nouvel Observateur du 20 septembre 2007 (suite et fin)

Ce qui est possible dans les grandes villes (cf. article précédent) ne l’est pas encore, et loin s’en faut pour les banlieues.  Alors, que faire ? La solution tient dans un mot répété à satiété par tous les experts : la «multimodalité». Avant, tout était simple : la vie se résumait au triptyque «auto-métro, boulot, dodo». Demain, l'homme mobile sera un zappeur qui jonglera entre différentes formes de déplacement.

«La fin de la voiture ? Ca ne veut rien dire. C'est son usage qui va changer», explique Georges Amar. Pour désengorger ses autoroutes, la Californie mise sur le covoiturage, une forme d'auto-stop organisé par internet. L'Etat lui réserve des voies, des places de parking et un traitement fiscal de faveur. En France, avec Avis, Vinci Park se lance dans l'auto-partage, un système de location de voiture à l'heure, le temps d'une sortie nocturne ou d'une course à Ikea. Une voiture particulière passe 95% de son temps à l'arrêt, pourquoi ne pas la mettre en commun ? Un concept inventé dans les pays de l'Est par des comités d'immeubles qui se cotisaient pour acheter une Trabant, puis recyclé par des écolos suisses et allemands.
Il ne faut plus parler de transport, mais de mobilité, d'aptitude à jouer de différentes ressources. Dans cette nouvelle économie,
«le meilleur carburant, c'est l'information. On va googeliser la ville !», proclame le sociologue Bruno Marzloff. A quand un téléphone portable qui donnera l'heure du prochain train, le nombre de places disponibles aux stations Vélib' ou la destination d'un autostoppeur? Pour faciliter le passage d'un mode à l'autre, Hongkong a créé un titre de transport unique, Octopus, valable dans les parkings, les ferries, les bus... «Fini la confrontation stérile entre le tout-voiture et le sans-voiture !», se félicite Bruno Marzloff. L'auto n'est plus qu'un maillon de la chaîne.

18.10.2007

Faut-il supprimer la voiture ?

Extraits et commentaires d’un article paru dans le Nouvel Observateur du 20 septembre 2007

Dans toutes les grandes villes françaises et européennes, c'est la fin du tout-voiture. La chasse à la bagnole est ouverte. La France, elle aussi, se convertit au transport «doux». Tram, vélos en libre-service, auto-partage... A l'approche des municipales, chaque maire, toute tendance confondue, défend son projet.

Partout ou presque, le trafic auto recule dans les «hypercentres» au profit de transports «doux». «On n'est pas dans l'épiphénomène. On est dans une tendance de fond, insiste le sociologue Bruno Marzloff, spécialiste de la mobilité. Partout, les signes se multiplient. De Singapour à NewYork, d'Amsterdam à Bruges ou Tokyo. La lassitude à l'égard de la voiture est générale.» Une ère s'achève. Il y a trente-cinq ans, Pompidou voulait des villes dessinées pour et par l'automobile. Elle était garante de prospérité, de vitesse, de liberté, d'accomplissement individuel, de bonheur familial. Elle a envahi l'espace public, chassé les tramways, grignoté les trottoirs. La voilà devenue une pestiférée, pis, un fardeau synonyme de bouchons, d'accidents, d'étalement urbain, d'égoïsme. Et surtout de pollution, n'en déplaise aux constructeurs, la voiture propre n'existant pas encore.

09.10.2007

Biocarburants : méfiance du gouvernement

Article paru dans le Matin Plus du 5 octobre.

Les biocarburants sont "une piste à explorer avec la plus grande prudence", a estimé Christian Frémont, directeur du cabinet du ministre de l'Ecologie, lors de rencontres parlementaires sur l'énergie. Il a ajouté être d'accord avec les critiques formulées par certaines ONG, estimant qu'en développant les biocarburants "de manière anarchique, ce serait au détriment de la production alimentaire et des forêts".

01.08.2007

Nouveau record historique du prix du baril de pétrole à New York

Le Monde du 1er aout 2007

Après l'annonce d'une baisse plus forte qu'attendu des stocks de brut aux Etats-Unis, les cours du pétrole ont atteint un niveau historique sur le marché américain, mercredi 1er août. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le cours du baril de "light sweet crude", le brut léger américain, principale référence du marché, pour livraison en septembre, s'est hissé à 78,77 dollars, dépassant ainsi le record enregistré un an et demi plus tôt en pleine offensive militaire israélienne au Liban (à 78,40 dollars, le 14 juillet 2006).

 La suite de l'article sur le site du Monde

17.07.2007

Les conséquences de la fin du pétrole

Si des astronomes annonçaient qu'un astéroïde géant se dirigeait vers la Terre et devait s'écraser avant, disons, 2015, cela ferait la une des journaux. On en parlerait tous les jours, l'assemblée générale de l'ONU serait convoquée et toute la société ferait des plans pour survivre. Si, par contre, on tente d'expliquer que le pétrole va bientôt manquer, personne ne réagit... Vous trouvez ça logique ? Pour en savoir plus, consulter l'article sur Ekopedia : La fin du pétrole approche.

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